Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Lhédet - André Jean
Numéro d’ordre : 16509 - Numéro de dossier : 1

Informations personnelles

Lieu de naissance : Gondeville Charente
Âge : 55 ans
Statut conjugal : Marié 1 enfant(s)
Domicile : Angoulême, Charente
Profession : Ancien brigadier de gendarmerie
Type d’activité : Armée
Secteur : Armée
Antécédents : 1846, 30 frs d'amende, coups et blessures; 1848, 6 jours de prison, outrages envers un fonctionnaire public; 1851, 8 jours de prison, colportage illicite.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Charente : Algérie plus
Transporté en Algérie à Pont du Chéliff, province : Oran

Observations en liste générale : Homme dangereux et violent. Démagogue exalté. Révoqué de ses fonctions de piqueur des ponts et chaussées pour insultes envers son supérieur. Actuellement détenu sous provocation de propos injurieux contre le Président de la République. Au moment de son arrestation, fait résistance avec violences contre la gendarmerie.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Le 13 décembre dernier, jour de la foire à Cognac, Lhédet, se trouvant dans un café de cette ville, manifesta une vive excitation au sujet des actes du gouvernement, exprimant ainsi son opinion : ""Quant on n'est pas content de son domestique, on le met dehors. Le Peuple n'est pas content du Président, il le chasse, tout est fini. Je suis Rouge, je suis Démocrate, si je n'eus pas cru que le Drapeau rouge flottait à Cognac, je n'y serai pas venu, mais je crois qu'il flottera avant cette nuit"". Le maréchal des logis de la gendarmerie étant survenu, déclara à Lhédet qu'il l'arrêtait et qu'il allait le conduire devant le procureur de la République. Lhédet obéit d'abord à cette invitation, mais arrivant sur le seuil de la porte du café, il porta deux coups de poing au maréchal des logis, et dans la lutte qui s'engagea entre eux, il lui arracha ses aiguillettes. On parvint à se rendre maître de ce forcené qui, pendant qu'on le menait à la maison d'arrêt, cria à plusieurs reprise dans la rue : "" A bas Napoléon, a bas le Président "". […] la Commission a pensé qu'il n'y avait rien à espérer de cet homme, incapable de tout travail honnête et régulier, qu'il fallait lui ôter sinon la volonté au moins la puissance de nuire, en le soumettant à la transportation, elle a pensé en outre qu'il devait être rangé dans la classe la moins favorisée indiquée par le mot Plus. (Département de la Charente. État des individus proposé par la Commission instituée à Angoulême en conformité de la circulaire ministérielle du 3 février 1852, A.N., BB/30/399)"

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Internement le 16/08/1855

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2592 Dossiers de grâce : BB/22/187/1
Remarques de l’auteur de la base de données :
Sans profession, ancien piqueur des ponts-et-chaussées selon la demande de grâce et le registre des transportés en Algérie (A.N. F/7/2587). et en BB/22.




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy ✝ Programmation web : Rosine Fry (2013) puis Morgane Valageas (2018) Hébergement : LIR3S-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php