Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Krick - Louis Joseph
Numéro d’ordre : 14901 - Numéro de dossier : 49

Informations personnelles

Lieu de naissance : Remiremont Vosges
Âge : 39 ans
Statut conjugal : Marié 2 enfant(s)
Domicile : Châtillon-sur-Seine, Côte-d'Or
Profession : Pharmacien
Type d’activité : Professions médicales
Secteur : Professions libérales
Antécédents : 1845, 60 frs d'amende, outrage à un commissaire de police; 1849, 35 frs d'amende, tromperie sur la nature de la marchandise vendue.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Côte-d'Or : Expulsion

Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Les renseignements recueillis par l'administration sur cet individu s'accordent avec la notice judiciaire qui le concerne. (Procès-verbal des décisions de la Commission mixte du département de la Côte-d'Or, A.N., BB/30/400) Notice judiciaire n° 48. Les antécédents de Krick ne peuvent, au point de vue politique, donner lieu à aucune remarque importante. il ne paraît avoir pris part à aucun acte d'insurrection ou de désordre antérieurement à la révolution de février. En 1845, cependant, il avait été condamné à 60 f d'amende pour outrage à un commissaire de police. En 1849, il a subi une nouvelle condamnation à l'amende pour tromperie sur la nature de la chose vendue. Sa moralité est détestable, on lui impute les habitudes les plus flétrissantes, des relations adultères avec l'une de ses belles-soeurs, un libertinage de chaque jour avec le servantes de sa maison. Il est de notoriété qu'il a depuis longtemps presque complètement abandonné les occupations et les bénéfices de sa pharmacie pour le désoeuvrement des cafés et lucre incertain du jeu. Tous les efforts de sa femme ont échoué devant les mauvaises inclinations de cette nature à la fois faible et portée au mal, et les passions socialistes qui trouvaient en lui un aliment tout prêt, en ont encore développé les haines et les jalouses convoitises. Il était à Chatillon l'un des partisans les plus avancés et les plus incorrigibles des idées de désordre et si, comme cela n'est pas douteux, les sociétés secrètes avaient étendu dans cette ville leurs affiliations, Krick devait assurément en faire partie. Au mois de février 1851, un jeune homme de Chatillon, le nommé Gois (aujourd'hui arrêté à Mâcon) fut inculpé du vol de 15 kilogrammes de poudre qu'il avait été chargé de transporter, comme commissionnaire, au bureau de Troyes. L'information qui eut lieu à cette occasion releva contre Krick de graves présomptions d'avoir été complice de cette soustraction. Toutefois le fait principal lui-même n'ayant pu être suffisamment établi, ces présomptions conservant un tel caractère d'incertitude qu'on ne dut pas trop y attacher d'importance. Bien que la coopération de Krick à l'échauffourée du 3 décembre n'ait pas été directe, les cris qu'on lui a entendu proférer, les propos qu'il paraît avoir tenus, sa présence continuelle au café Jourd'hueil, prouvent qu'il était prêt à agir quand le moment en serait venu et que l'opinion publique ne s'était point égarée sur son compte en le considérant sinon comme le chef courageux du moins comme l'un des plus dangereux des adversaires de l'ordre et comme l'un de ceux sur le retour desquels la société ne saurait sérieusement compter.
Dans la matinée du 3 décembre, sur la porte du café Jourdeuil, Krick distribuait des bulletins qu'on disait être des lettres de convocation pour les hommes du parti.
Il disait : ""soyez tranquilles, nous en mettons, nous, en prison; ah ! maintenant les blancs vous avez voulu la guerre civile et vous l'aurez"".
Pendant que la salle de la mairie était envahie Krick était sur la porte et criait à la foule : ""on réclame des armes… allons chercher nos armes !""
Après le discours de Jourdeuil sur le perron de la mairie, Krick a crié ""Vive la République démocratique et sociale !"".
Il dénie tous les faits."

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Internement le 23/04/1852
Remise le 02/02/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2591 Dossiers de grâce : BB/22/150/2
Dossier de pension : Archives nationales F/15/4007
Remarques de l’auteur de la base de données :
Exilé à Bruxelles.




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php