Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Guillier - Joseph
Numéro d’ordre : 13495 - Numéro de dossier : 52

Informations personnelles

Lieu de naissance : Dijon Côte-d'Or
Âge : 31 ans
Statut conjugal : Marié 1 enfant(s)
Domicile : Dijon, Côte-d'Or
Profession : Négociant
Type d’activité : Négoce
Secteur : Commerce
Antécédents : Arrêté en mai 1849, acquitté.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Côte-d'Or : Eloignement

Observations en liste générale : Homme d'action. Dangereux. Un des chefs du parti. Vénérable d'une loge maçonnique non autorisée, véritable société secrète.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : Très socialiste. Homme d'action et dangereux. Arrêté en mai 1849, acquitté par la cour d'assises de Besançon. Un des chefs du parti. Ex capitaine de la garde nationale. Clubiste. Vénérable d'une loge de francs-maçons non autorisée. Ancien conseiller municipal. Négociant aisé, intelligent et moral.
Il a, en 1849, à la tête de la compagnie de la garde nationale, attaqué le poste de la troupe de ligne à l'hôtel de ville. Les révélations d'un ancien affilié (Moyeux) ont constaté que la loge maçonnique dont il a fait partie était une véritable société secrète (toute politique). (Procès-verbal des décisions de la Commission mixte du département de la Côte-d'Or, A.N., BB/30/400) Notice judiciaire n° 51. Guillier était un orateur du club en 1848. C'est un des chefs de la démagogie, capitaine dans la garde nationale au 4 mai 1849, il était à la tête des gardes nationaux qui envahirent l'hôtel de ville et attaquèrent à coups de baïonnettes le poste de troupe de ligne. Sa compagnie se fit remarquer par son exaltation extraordinaire. Il a été traduit à cette occasion devant la cour d'assises de Besançon et acquitté comme tous ses co-accusés; il a essayé de reconstituer sous sa présidence à Dijon, une loge maçonnique qui ne fut jamais reconnue par le Grand Orient : c'était une sorte de société secrète et un lieu de réunion pour tous les démagogues.
Aucun élément dans la procédure n'a justifié cette inculpation qui avait déterminé l'arrestation opérée par ordre administratif.

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Grace entière le 22/04/1852

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2591 Dossiers de grâce : BB/22/131/2




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php