Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Grisot-Bonhomme - Jacques
Numéro d’ordre : 13103 - Numéro de dossier : 74

Informations personnelles

Lieu de naissance : Beaune Côte-d’Or
Âge : 50 ans
Statut conjugal : Marié 8 enfant(s)
Domicile : Beaune, Côte-d’Or
Profession : Cabaretier
Type d’activité : Aliments [Commerce]
Secteur : Commerce

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Côte-d’Or : Internement hors département

Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Les renseignements recueillis par l'administration sur cet individu s'accordent avec la notice judiciaire qui le concerne. (Procès-verbal des décisions de la Commission mixte du département de la Côte-d'Or, A.N., BB/30/400) Notice judiciaire n° 71. Moralité bonne, ne possède pas de fortune, est très gêné étant chargé d'une nombreuse famille.
N'a jamais pris part à aucun mouvement antérieur, si ce n'est en 1830, a été inculpé dans des poursuites qui ont eu lieu contre des individus et il était du nombre qui avaient brulé les registres des contributions indirectes à Beaune [acquitté par le cour d'assises de la Côte-d'Or]. Passe pour être affilié à des sociétés secrètes, mais il n'en existe aucune preuve.
Grisot ne s'est pas bien gravement compromis, ses opinions politiques étaient avancées, mais ce n'est point un homme violent, poussant au désordre et à la révolte. Quoique les démagogues de la ville se réunissaient dans son cabaret, il les recevait plutôt parce qu'il y trouvait son compte que par sympathie pour leurs doctrines politiques.
Le 4 il était à la réunion du café Masson.
Le 6 les démagogues de Nuits lui envoient une copie de la lettre adressée à Tréboul et qui annonçait que tout n'était pas terminé à Paris et qu'on se battait dans cette ville avec acharnement.
Le 6, quelques démagogues de Beaune se rendant en armes à la mairie et ne rencontrant pas sur leur route ceux sur le concours desquels ils comptaient, vont trouver Grisot dans son cabaret, afin de savoir de lui le mot d'ordre. ""Mieux que tout autre, il pouvait nous renseigner"", dit l'inculpé Masson. Il avait d'ailleurs, dans la journée, dit à plusieurs démagogues, que s'il recevait des ordres, il marcherait avec eux.
Le même jour, 6 décembre, il reçoit dans son cabaret, le nommé Naigeon tailleur à Savigny et ses trois ouvriers, venus à Beaune pour prendre part au soulèvement qui devait avoir lieu. Il avoua avoir quelquefois donné de l'argent pour des souscriptions dont il ignorait le but.
Le 6 décembre, lorsque Bernard Bodin apporta de Nuits à Grisot Bonhomme la lettre adressée à Treboul et expédiée en copie par Lavocat qui l'avait accompagnée d'une proposition immédiate d'insurrection, Grisot Bonhomme en prit connaissance et dit à son fils de conduire Bernard chez Flasselières. Au même moment Flasselières et Welter, ancien maire destitué, passaient devant la maison de Grisot. Celui-ci dit alors à Bernard ""voici Welter, il nous faut lui montrer cette lettre"", Welter la lut et dit ""C'est la lettre d'un homme, ça; mais il faut la brûler"" et il la garda. Grisot était évidemment un intermédiaire habituel entre les soldats de la démagogue et leurs chefs supérieurs."

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Grâce entière le 05/01/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2591 Dossiers de grâce : BB/22/144
Dossier de pension : Archives nationales F/15/4008




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php