Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

CLIQUER ICI POUR EXPORTER LA FICHE

Flasselière - Gédéon Jean Toussaint
Numéro d’ordre : 10838 - Numéro de dossier : 8

Informations personnelles

Lieu de naissance : Dijon Côte-d'Or
Âge : 30 ans
Statut conjugal : Célibataire
Domicile : Dijon, Côte-d'Or
Profession : Licencié en doit
Type d’activité : Professions libérales
Secteur : Professions libérales
Antécédents : 1840, 20 frs d'amende, injures; 1850, 300 frs d'amende, diffamation; 1850, 5 frs d'amende, injures; 1851, 300 frs d'amende, diffamation; 1851, 5 frs d'amende, injures; 1852, Conseil de guerre d'Alger, 16 frs d'amende, homicide par imprudence.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Côte-d'Or : Algérie plus
Transporté en Algérie à Douéra, province : Alger

Observations en liste générale : Chef de la démagogie. Secrétaire et fondateur de clubs. Homme d'action. Très dangereux. Ancien conseiller de James Demontry et sous commissaire dans l'arrondissement de Chatillon. Secrétaire de la Solidarité Républicaine. Arrêté le 3 décembre dans une imprimerie où il voulait faire imprimer une protestation et un appel à la révolte.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : Ruiné. Un des chef des démagogues. Secrétaire et fondateur de clubs. Immoral, criblé de dettes, vivant aux dépens de quelques femmes. Homme d'action très dangereux. Ancien conseiller de James Demontry et sous commissaire dans l'arrondissement de Chatillon. Secrétaire de la Solidarité Républicaine.
Arrêté dans une imprimerie à Dijon avec une douzaine d'anarchistes qui voulaient faire imprimer, le 3 décembre, une protestation et un appel à la révolte. (Procès-verbal des décisions de la Commission mixte du département de la Côte-d'Or, A.N., BB/30/400)
Notice judiciaire n° 7. Flasselière est un démagogue de naissance et d'instinct. Fils d'un boucher qui s'est ruiné à faire de la politique, il a reçu de l'éducation, il est même licencié en droit, mais elle n'a servi qu'à exciter en lui l'envie contre les classes aisées et la convoitise ardente des jouissances matérielles. Il n'a jamais travaillé, s'est livré à la débauche et vit aux dépens de quelques femmes de mauvaise vie. Perdu de dettes, qu'il ne paiera jamais, c'est à cette source infâme qu'il puise l'argent nécessaire pour subvenir aux dépenses de café et à l'espèce de luxe relatif dont il s'est fait une habitude. Il est prêt à tout pour gagner à la loterie des révolutions une position lucrative qu'il ne peut espérer dans un temps régulier. Ennemi né de la société, il inspire une grande confiance à ses coreligionnaires politiques qui espèrent en son énergie. Ils le considèrent comme un homme d'action et cette opinion lui a valu parmi eux beaucoup de popularité. A la révolution de Février il avait déjà dissipé l'héritage de sa mère. En 1848, il fut de ceux qui s'emparèrent de l'hôtel de ville et de la préfecture. Nommé sous commissaire à Châtillon, il n'y resta que cinq jours. Depuis lors il est resté au premier rang de la démagogie violente, il est le secrétaire ostensible et le surveillant caché de Jules Carion. En janvier 1849, il signait la pièce A comme secrétaire de la Solidarité républicaine. Depuis lors il a fait du journalisme brutal et a été condamné deux fois pour diffamation. Sans foi, sans principes, n'ayant pour but et pour politique que la satisfaction de ses mauvais instincts, Flasselière est l'expression du socialisme dans ce qu'il a de plus violent et de plus affreux.
Arrêté dans les mêmes circonstances que Jules Carion, les mêmes faits sont à sa charge sauf qu'il n'était pas porteur d'armes. Mais avec cette particularité que vis-à-vis de la veuve Noëllat c'était lui qui s'était montré le plus animé en paroles et en menaces.

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Remise le 02/02/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2590 Dossiers de grâce : BB/22/150/2
Dossier de pension : Archives nationales F/15/4007




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php