Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Flammens - Pierre
Numéro d’ordre : 10832 - Numéro de dossier : 27

Informations personnelles

Lieu de naissance : Castelsarrasin Tarn-et-Garonne
Âge : 26 ans
Statut conjugal : Marié 1 enfant(s)
Domicile : Castelsarrasin, Tarn-et-Garonne
Profession : Avocat
Type d’activité : Professions libérales
Secteur : Professions libérales

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Tarn-et-Garonne : Eloignement Momentané

Observations en liste générale : Proclamation incendiaire lue à la mairie de Castel Sarrazin. Un des chefs du socialisme. Tendait à acquérir de l'influence par sa position de fortune.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : Dans la soirée du 3 décembre, il se rendit à la mairie de Castelsarrasin suivi d'une bande d'adhérents et y fit lire une proclamation émanée des bureaux du journal de Toulouse l'Emancipation. Après cette lecture il dit que toutes les autorités étaient déchues et qu'il fallait organiser un comité révolutionnaire. Il fut nommé, dit-on, secrétaire de ce comité et l'on a saisi chez lui 13 carrés de papier blanc qui paraissaient être le reste du scrutin qui eut lieu pour la composition de ce comité. Pendant la nuit du 3 au 4 décembre, il se tenait, avec des démocrates, dans la rue pour surveiller les estafettes qui pouvaient arriver de la sous-préfecture.
Il appartient à une famille d'artisans, il a épousé une femme riche, n'a pas de fortune personnelle mais ses père et mère possèdent 80 000 francs. La famille à laquelle il s'est allié, s'est enrichie dans le pillage de 1793.
Il fut nommé substitut à Castelsarrasin par le gouvernement provisoire. Destitué il devint dans cette ville le chef le plus intelligent de la démagogie la plus avancée. Il se présentait il y a quelque temps comme candidat à une place d'avoué à Castelsarrasin mais l'on acquit la preuve qu'il avait souscrit dans le journal l'Emancipation pour les réfugiés politiques de Londres et il ne fut pas nommé. Il écrivit à cette occasion une lettre fort inconvenante à M. le Garde des sceaux et le parquet de la cour d'appel l'a adressée à la Chancellerie.
Par sa position et par son mariage, il tendait à acquérir de l'influence. C'était déjà l'un des chefs du socialisme. (Département du Tarn et Garonne. Commission départementale instituée par l'instruction collective du 3 février 1852, A.N., BB/30/402)

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Remise le 02/02/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2590 Dossiers de grâce : BB/22/160
Remarques de l’auteur de la base de données :
Flâmens selon l'État de la commission mixte.




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : LIR3S-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php