Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Fagès - François
Numéro d’ordre : 10368 - Numéro de dossier : 144

Informations personnelles

Lieu de naissance : Saint-Affrique Aveyron
Âge : 41 ans
Statut conjugal : Marié 4 enfant(s)
Domicile : Saint-Affrique, Aveyron
Profession : Menuisier
Type d’activité : Ameublement
Secteur : Industrie
Antécédents : 1840, condamné aux dépens pour diffamation.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Aveyron : Algérie moins
Transporté en Algérie à Bône, province : Constantine

Observations en liste générale : Homme très actif. Très dangereux et fort exalté. Sans moralité. Un des chefs du parti démagogique. Menaces contre le sous-préfet et le commissaire de police. A réuni chez lui quelques individus et a fait des propositions violentes.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Homme très actif, très exalté, l'un des chefs du parti démagogique, sans moralité et dangereux. A fait partie du comité dit de résistance. A été un des premiers et le plus actif à organiser les manifestations tumultueuses qui furent résolues dans la maison Puech. S'est rendu chez Lavabre pour y chercher le tambour, a montré le poing au sous-préfet, en passant sous le balcon de la sous-préfecture et a dit à ce magistrat : ""Vous n'êtes plus rien"", en même temps que, malgré les exhortations du sous-préfet, il engageait le tambour à continuer de battre. Quelques instants après, il oppose une résistance de même nature au commissaire de police, en disant ""Nous sommes les maîtres"". Dans un autre moment, lorsque le comité dit de résistance donna lecture de la protestation, Fagès est l'un des plus animés dans le rassemblement où pénètrent, sans pouvoir se faire respecter le sous-préfet, le procureur de la République, le maire et le juge de paix. Dans la soirée, c'est chez Fagès qu'on se réunit dans une maison un peu retirée et là sont proposées des résolutions violentes que quelques hommes tels que Fourcand parviennent à faire rejeter. (État des décisions de la Commission départementale de l'Aveyron…, SHD, 7 J 68)"

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Surveillance le 02/12/1852
Grâce définitive le 31/03/1855

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2590 Dossiers de grâce : BB/22/137/2 BB/22/186




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php