Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Fabre - Ferdinand
Numéro d’ordre : 10280 - Numéro de dossier : 320

Informations personnelles

Lieu de naissance : Saint-Jean-du-Gard Gard
Âge : 23 ans
Statut conjugal : Célibataire
Domicile : Gajan, Gard
Profession : Instituteur
Type d’activité : Enseignement
Secteur : Professions libérales

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Gard : Algérie moins
Transporté en Algérie à Constantine, province : Constantine

Observations en liste générale : Révoqué pour cause d'exaltation démagogique. Affilié aux sociétés secrètes. Excitait au refus de l'impôt. C'est un des hommes les plus compromis dans l'insurrection.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Attendu que cet inculpé, ancien instituteur révoqué pour cause d'exaltation démagogique, occupait le poste de surveillant comptable à la ferme école du Gard au moment où une saisie opérée à son domicile a fait découvrir qu'il était en correspondance suivie avec l'inculpé Gascuel, chef du parti socialiste dans le canton d'Anduze et l'un des hommes les plus compromis dans le dernier mouvement insurrectionnel; que les termes de plusieurs lettres saisies chez l'inculpé ne laissent aucun doute sur son affiliation aux sociétés secrètes de la démagogie; que dans une lettre saisie chez Gascuel et adressée à celui-ci par l'inculpé, celui-ci l'invite à prêcher partout le refus de l'impôt dans le but de rendre impossible tout gouvernement de Louis Napoléon et d'amener le triomphe de leurs opinions communes; qu'interpellé sur la signification de plusieurs initiales qui se remarquaient après sa signature au bas de la lettre ci-dessus mentionnée, il a répondu avec une sorte d'orgueil révolutionnaire que ces initiales signifiaient : ""républicains, démocrates, socialistes, sans culottes, jacobins, montagnards et Carbonaros""; qu'il est impossible de ne pas reconnaître ce qu'il y a de coupable et de dangereux pour l'ordre public dans les sentiments qui ont inspiré à Ferdinand Fabre une telle conduite et un langage aussi audacieux, que ses torts s'aggravent encore de la position officielle et rétribuée par l'Etat qu'il occupait à la ferme école. (Registre des décisions rendues par la Commission mixte du Gard, SHD, 7 J 70)"

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Surveillance le 04/12/1852

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2590 Dossiers de grâce : BB/22/138
Dossier de pension : Archives nationales F/15/4019




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php