Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Echalié - Bernard
Numéro d’ordre : 9984 - Numéro de dossier : 7

Informations personnelles

Lieu de naissance : Dijon Côte-d'Or
Âge : 54 ans
Statut conjugal : Marié 1 enfant(s)
Domicile : Dijon, Côte-d'Or
Profession : Propriétaire
Type d’activité : Non précisé
Secteur : Indéterminé
Antécédents : 1823, 3 mois de prison, coups et blessures; 1849, 10 jours de prison, port illégal d'uniforme.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Côte-d'Or : Algérie moins
Transporté en Algérie à Douéra, province : Alger

Observations en liste générale : Royaliste en 1815, ayant attaché, à cette époque, le drapeau tricolore à la queue de son cheval. Propagandiste actif. Dangereux par l'influence que lui donne sa fortune. Homme immoral. Membre de la Solidarité républicaine.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : Grande fortune. Royaliste en 1815, ayant attaché, à cette époque, le drapeau tricolore à la queue de son cheval et a coopéré à l'arrestation de plusieurs bonapartistes. Devenu républicain en 1830. Ex lieutenant des artilleurs de la garde national, immoral. Ayant fait de grands sacrifices d'argent en faveur de la propagandiste socialiste. Séparé de sa femme, vivant en concubinage avec des filles publiques.
Dangereux par l'influence que lui donne sa fortune. Membre de la Solidarité républicaine. (Procès-verbal des décisions de la Commission mixte du département de la Côte-d'Or, A.N., BB/30/400)
Notice judiciaire n° 6. Bernard Echalié appartient à une famille très honorable dont il est le fléau. Il possède 15 ou 20 000 livres de rente. Le scandale de sa vie privée, les souffrances endurées jadis par sa malheureuse femme qu'il a quittée, ses orgies continuelles, l'impudence de ses promenades publiques avec des maîtresses recrutées dans des maisons de tolérance, et qui cependant se plaignent de l'excès de sa turpitude, lui ont depuis longtemps donné à Dijon une célébrité honteuse. L'homme politique est à l'avenant. Ancien royaliste en 1815 il a attaché le drapeau tricolore à la queue de son cheval et coopéré aux persécutions du jour. Depuis 1830, il est un des plus fougueux démagogues et ne cesse de faire la propagande la plus active. Il dépense même dans ce but beaucoup d'argent. En 1830, il commande comme officier un poste de la garde nationale dont faisait partie comme soldat un notaire de caractère bienveillant et d'opinions légitimistes. B. Echalié se permit de l'insulter, celui-ci garda le silence, mais la garde descendue, il ôte son uniforme, fut trouver Bernard Echalié, le traita de misérable et lui appliqua sur les deux joues des soufflets qui y sont encore. En 1831 il fut traité de même et sous les armes, en présence de sa compagnie, par une femme qui lui arracha en outre son fusil. En 1849, il était membre du comité de la Solidarité républicaine et signait en cette qualité la pièce A. Il a été condamné en 1823 à Dijon pour coups et blessures à trois mois de prison et, en 1849, à 10 jours d'emprisonnement pour port illégal d'uniforme.
Trop prudent et trop peu courageux pour se mettre en avant, cet inculpé certain d'ailleurs d'être signalé par ses antécédents à l'attention de l'autorité, avait pris la précaution de se cacher dès les premiers instants. Il n'y a donc aucun fait constaté contre lui. Mais on a saisi à son domicile une quantité considérable d'armes de guerre.

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Remise le 02/02/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2590 Dossiers de grâce :
Remarques de l’auteur de la base de données :
Marchand de vin selon le registre des transportés en Algérie (A.N. F/7/2587).




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php