Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Dur - Bernard Auguste
Numéro d’ordre : 9802 - Numéro de dossier : 35

Informations personnelles

Lieu de naissance : Mirande Gers
Âge : 41 ans
Statut conjugal : Marié 3 enfant(s)
Domicile : Mirande, Gers
Profession : Maçon
Type d’activité : Bâtiment
Secteur : Industrie

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Gers : Algérie plus
Transporté en Algérie à Pont du Chéliff, province : Oran

Observations en liste générale : Capable de se porter aux plus grands excès. A pris part au désarmement des Gendarmes. A dit, lors de l'envahissement de la Sous-Préfecture, qu'il fallait pendre le sous Préfet. A contribué à l'arrestation du Procureur de la République et du juge d'instruction et a travaillé à l'érection d'une barricade.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Détenu. Démagogue exalté. Capable de se porter aux plus violents excès. Dans la nuit du 3 au 4 décembre, il assistait à la réunion politique qui eut lieu au café Pech et qui reçut communication des ordres du Comité révolutionnaire d'Auch. Le 4, au matin, il reçut un fusil et se porta, avec le rassemblement armé, devant la caserne de gendarmerie. Après le désarmement des gendarmes, il se rendit, avec les insurgés, devant l'hôtel de la sous préfecture et on l'entendit s'écrier qu'il ""fallait pendre le sous-préfet"". Quand ce fonctionnaire, blessé d'un coup de feu, s'était réfugié dans une maison voisine, Dur faisait partie de ceux qui le cherchèrent encore, dans une grange attenant à la sous préfecture. Quelques instants après, il allait, armé d'un fusil, aider Cantaloup, le chef le plus redoutable, à mettre en arrestation M. le Procureur de la République et M. le juge d'instruction. Dans le cours de la même journée, on le vit participer à la construction d'une barricade, donnant les signes de la plus grande exaltation. (Département du Gers. Insurrection de décembre 1851, SHD, 7 J 71)"

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Surveillance en Algérie le 04/12/1852
Remise le 08/06/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2590 Dossiers de grâce : BB/22/138 BB/22/167/2




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php