Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Barthès - Jean
Numéro d’ordre : 1801 - Numéro de dossier : 7

Informations personnelles

Lieu de naissance : Mazamet Tarn
Âge : 57 ans
Statut conjugal : Marié 5 enfant(s)
Domicile : Mazamet, Tarn
Profession : Cabaretier
Type d’activité : Aliments [Commerce]
Secteur : Commerce
Antécédents : Condamné à la réclusion pour attentat à la pudeur, 2 ans de prison pour vol.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte  : Cayenne Embarqué le 27/5/1852

Observations en liste générale : Vie privée immorale. Chef d'une société secrète. Mauvais propos. Faisait partie d'un attroupement armé. Dangereux.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Vie privée immorale. Homme d'exécution et sans scrupule. Condamné à la réclusion pour attentat à la pudeur et à deux années d'emprisonnement pour vol de coupes de drap par le tribunal correctionnel de Castres en 1836.
Barthès était un des chefs de la société secrète. C'est dans sa maison que sea faisait la cérémonie des affiliations. Son cabaret était le rendez-vous des démagogues de Mazamet. On lisait à haute voix les journaux socialistes. Puis venaient les commentaires et les déclamations des chefs.
C'est chez Barthès qu'a été décidée et préparée l'insurrection du 4 décembre. Ce jour là, à trois heures du soir, il disait à un témoin :""Nous allons faire un coup de main. Il faut que tu sois des nôtres"". A quatre heures, il accompagna Bordes et l'aida à afficher les placards insurrectionnels. Il disait en le faisant : ""Ah ! f… chacun son tour"".
Il précédait l'attroupement avec Bordes quand il partait de son cabaret pour aller envahir la mairie. Il a pris une part active à ce coup de main. On le voit dans la rue avec un fusil quand les hussards ont dispersé l'émeute.
Il a enseigné à un de ses co-prévenus un endroit de son jardin où il avait caché des balles. En fouillant dans ce lieu on y en a trouvé soixante quinze.
Barthès avait pris la fuite avec Bordes et Dougados après la répression de l'émeute. Ils avaient des fusils chargés à balle quand on les arrêta par surprise dans la Montagne Noire. Il est arrêté. (Département du Tarn. Procès-verbal des opérations de la Commission départementale, A.N., BB/30/402)"

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Expulsion le 11/11/1854

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2588 Dossiers de grâce : BB/22/182




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php