Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Acquier - François
Numéro d’ordre : 75 - Numéro de dossier : 1

Informations personnelles

Lieu de naissance : Rodez Aveyron
Âge : 35 ans
Statut conjugal : Marié
Domicile : Rodez, Aveyron
Profession : Forgeron
Type d’activité : Métaux ordinaires
Secteur : Industrie
Antécédents : 1846, 15 jours de prison pour coups et blessures; 1846, 6 jours de prison, coups.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte  : Algérie plus
Transporté en Algérie
Observations en liste générale : Démagogue ardent et exalté. Part active à l'insurrection.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Ouvrier habile, assez intelligent, d'une grande force physique et jusqu'en 1848 complètement étranger à la politique. Condamné le 2 février 1846 à 15 jours d'emprisonnement pour coups et blessures volontaires. Après la révolution de février, se fit le partisan fanatique du commissaire Raginel et reçut le surnom d'assommeur de Raginel. Depuis cette époque a été un des démagogues ardents et redoutés de Rodez. A pris une part active à l'insurrection du commencement de décembre, a été en rapports fréquents avec les bandes armées de Sauveterre, a organisé pour elles les moyens de logement et de nourriture. Le 5 décembre, dans la matinée, il répondit à quelqu'un qui, au Monastère, lui demandait des nouvelles de sa femme : qu'il ne l'avait pas vue depuis 3 jours et il ajoutait : ""Vous allez voir, c'est ce soir que nous allons proclamer notre indépendance"". Pendant la même matinée et dans le même village, un individu courant avec lui, disait : ""La religion est un commerce"". Acquier répondit : ""Il faut que tout cela s'abolisse"". Le 7 décembre, il se rendit à la baraque de Fraysse, située entre Rodez et Sauveterre, il avait plusieurs lettres qu'il remit à des commissaires, lettres d'après lesquelles, au dire de l'un d'entre eux, il était question d'organiser pour un jour subséquent une nouvelle insurrection. Il est véhémentement soupçonné d'avoir assisté à l'arrestation de plusieurs courriers. (État des décisions de la Commission départementale de l'Aveyron…, SHD, 7 J 68)"

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Surveillance le 29/12/1852

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2588 Dossiers de grâce : BB/22/143/2 BB/22/148/2
Dossier de pension : Archives nationales F/15/3998
Remarques de l’auteur de la base de données :
Ne figure pas dans le décret de grâce à la date indiquée dans le dossier de grâce au 2/2/1853.




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php