Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Mathis - Jean Nicolas
Numéro d’ordre : 17893 - Numéro de dossier : 21

Informations personnelles

Lieu de naissance : Rambervillers Vosges
Âge : 51 ans
Statut conjugal : Marié 2 enfant(s)
Domicile : Rambervillers, Vosges
Profession : Propriétaire, marchand de vins
Type d’activité : Aliments [Commerce]
Secteur : Commerce
Antécédents : 18/6/1851, un mois de prison, 500 frs d'amende, annonce illégale d'une souscription en faveur de condamnés judiciairement.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Vosges : Eloignement Momentané

Observations en liste générale : Chef du parti révolutionnaire de sa commune dont il était maire en 1848. Propagandiste. Est venu à Epinal prendre le mot d'ordre. Homme violent et haineux.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : Ancien maire de Rambervillers sous le gouvernement provisoire, il s'est posé et est resté dans cette ville le chef du parti révolutionnaire. Homme haineux et violent, il n'a cessé de propager dans la population de cette ville ses ressentiments contre tous les honnêtes gens. Il avait réussi à faire épouser ses colères par une partie considérable des habitants et, pendant longtemps, la ville de Rambervillers a été le théâtre des désordres qu'il avait provoqués. Dans les premiers jours de décembre, il était venu à Epinal pour s'entendre avec les principaux chefs de son parti, mais il s'arrêta devant les mesures prises pour maintenir l'ordre. Mathis, qui a quelque fortune, craignait d'être débordé par les socialistes, ce qui ne l'empêcha pas toutefois, cédant à ses mauvais instincts, de menacer de ses vengeances plusieurs familles qui avaient aidé l'administration à réorganiser l'opinion dans cette localité. Le sieur Mathis a écrit au Préfet deux lettres où il déclare qu'il ne veut plus s'occuper de politique et qu'il accepte la décision rendue par le Peuple Français lors des votes des 20 et 21 décembre. Ces deux lettres ont été transmises à M. le Ministre de l'Intérieur. (Département des Vosges. État des propositions faites par la Commission départementale à l'égard des individus qui sont l'objet de mesures de sûreté générale, SHD, 7 J 80)

Grâces et commutations de peine

Grâce accordée par le chef de l’État :
Remise le 02/02/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2592 Dossiers de grâce : BB/22/161/2
Dossier de pension : Archives nationales F/15/4112
Remarques de l’auteur de la base de données :
Exilé en Belgique.




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php