Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Lamarque - Jean Marie Lucien
Numéro d’ordre : 15291 - Numéro de dossier : 65

Informations personnelles

Lieu de naissance : Condom Gers
Âge : 36 ans
Statut conjugal : Célibataire
Domicile : Condom, Gers
Profession : Avocat
Type d’activité : Professions libérales
Secteur : Professions libérales
Antécédents : Suspendu pendant six mois de ses fonctions d'avocat.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Gers : Algérie plus

Observations en liste générale : Principal chef du parti socialiste à Condom. A fait depuis 1848 la propagande la plus active dans le département du Gers. Principal organisateur des sociétés secrètes. Homme audacieux. Dangereux. Immoral.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : En fuite. Principal chef du parti socialiste à Condom. Il s'était emparé, en 1848, de la sous-préfecture. Depuis cette époque, par sa parole et ses écrits, il avait fait la propagande la plus funeste dans le département du Gers; il est un des plus ardents propagateurs des sociétés secrètes. Homme immoral, sans principes, sans frein, plein d'audace, très dangereux. Le 3 décembre, une réunion des principaux démagogues de Condom eut lieu à son domicile; il donna lecture d'une lettre écrite de Paris, par laquelle on faisait appel aux provinces pour propager l'insurrection qui allait commencer dans la capitale. Dans la nuit du 3 au 4 décembre, Lamarque présidait à la réunion qui eut lieu au café Lestrade et dans laquelle le plan de l'insurrection du lendemain fut délibéré et arrêté. Le 4 décembre, il était un des chefs des insurgés armés qui s'emparèrent de l'hôtel de ville et de la sous-préfecture. Ce fut lui qui somma le maire et le conseil municipal de se retirer; il fit partie de la commission révolutionnaire et signa, en cette qualité, les procès-verbaux constatant ses opérations. Dans la nuit du 3 au 4, il donna l'ordre d'aller arrêter et conduire devant la commission le Procureur de la République et son substitut, que le Né Arnould (l'homme rouge) voulait traîner dans les rues de la ville. Lamarque voulait, dit-on, soustraire ces magistrats à ces violences. Il donna des ordres pour faire sonner le tocsin dans tout l'arrondissement et envoya des émissaires pour soulever les populations. (Département du Gers. Insurrection de décembre 1851, SHD, 7 J 71)

Grâces et commutations de peine

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2592 Dossiers de grâce : BB/30/467
Dossier de pension : Archives nationales F/15/4026




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php