Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851

Notices individuelles

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Dufoulon - Pierre
Numéro d’ordre : 9530 - Numéro de dossier : 48

Informations personnelles

Lieu de naissance : Menesble Côte-d'Or
Âge : 34 ans
Statut conjugal : Marié 1 enfant(s)
Domicile : Châtillon-sur-Seine, Côte-d'Or
Profession : Serrurier
Type d’activité : Métaux ordinaires
Secteur : Industrie
Antécédents : 1850, 25 frs d'amende pour coups.

Décisions des commissions mixtes départementales et des commissions militaires de Paris

Décision de la commission mixte Côte-d'Or : Expulsion

Observations en liste générale : Considéré comme l'un des démagogues les plus à redouter. Part active aux désordres qui ont eu lieu le 3 décembre à l'Hotel de ville. Vice président de la Solidarité Républicaine en 1849.
Motifs et observations dans l’État de la commission mixte : "Considéré comme l'un des démagogues les plus à redouter. A pris une part active à la scène du 3 décembre à l'Hotel de ville. Vice président de la Solidarité Républicaine en 1849. (Procès-verbal des décisions de la Commission mixte du département de la Côte-d'Or, A.N., BB/30/400)
Notice judiciaire n° 47. Dufoulon paraît n'avoir été sérieusement perverti qu'à la révolution de Février. Jusque là aucune condamnation ne l'avait atteint et sa conduite avait été sans reproche. Depuis cette époque, la fréquentation habituelle des cabarets et, assure-t-on, une ridicule présomption l'ont insensiblement amené à être considéré par les bons citoyens comme l'un des démagogues les plus méchants et les plus à redouter. La part importante qui lui revient dans la responsabilité de la scène du 3 décembre et quelques propos qui ont été recueillis justifient pleinement cette appréciation. Il aurait exprimé le désir de devenir le bourreau si le socialisme triomphait; et un autre jour, voyant passer deux fonctionnaires il aurait parlé du plaisir de leur placer bientôt une balle dans la tête. Enfin une bayonnette a été brisée dans la collision de l'hôtel de ville et ce fait lui est attribué d'une manière positive. C'est d'ailleurs une nature peu facile aux bonnes impressions et qui livrée de nouveau à elle-même retournerait aux mêmes passions et aux mêmes égarements. Sa famille ne pourrait d'ailleurs que lui souffler de regrettables inspirations. Son père, condamné plusieurs fois est pour 20 années au bagne; son beau-père subit également une peine de 4 ans de réclusion et sa femme n'a aucune des qualités qui pourraient amener dans l'esprit de son mari un retour salutaire. Sa fortune est d'ailleurs plus que médiocre. Il n'aurait d'autre ressource que son travail. Il y aurait donc lieu de regarder Dufoulon comme à jamais compromis et de le traiter avec sévérité.
Dufoulon était parmi ceux qui, le 3 décembre, sortant du café Jourdeuil ont envahi la mairie et il pénétra un des premiers dans la salle.
C'est lui qui a saisi et brisé la bayonnette du garde national Viardot.
Après le discours de Jourdeuil sur le perron de l'hôtel de ville, Dufoulon a crié ""a bas le Prétendant"". Il accompagnait le soir d'Ivory dans sa démarche à l'hôtel de ville.
Il convient être allé à la mairie mais il prétend que ce n'est pas lui qui a brisé la bayonnette du garde national Viardot."

Grâces et commutations de peine

Grâce(s) accordée par les commissaires extraordinaires du gouvernement :
Internement le 05/07/1852
Grâce accordée par le chef de l’État :
Internement le 23/04/1852
Grâce entière le 05/01/1853

Sources

Liste générale : Archives nationales F/7/*/2590 Dossiers de grâce : BB/22/144
Dossier de pension : Archives nationales F/15/4007
Remarques de l’auteur de la base de données :
Internement à Angers par ordre du Prince, le 23 avril 1852. Interné à Châtillon lors de la décision du commissaire extraordinaire.




Réalisation de la base de données : Jean-Claude Farcy Programmation web : Rosine Fry (2013) puis David Valageas (2018) Hébergement : Centre Georges Chevrier-UMR 7366 CNRS uB
Référence électronique : Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851, Centre Georges Chevrier - (Université de Bourgogne/CNRS), [En ligne], mis en ligne le 27 août 2013 (adresse http://tristan.u-bourgogne.fr/Inculpes/WEB/1848_Index.html) puis le 20 juillet 2018, URL : http://poursuivis-decembre-1851.fr/index.php